Vitiforesterie

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La vitiforesterie fait bouger les vignes

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Au domaine alsacien des Funambules, quatre copains ont choisi de réunir leurs parcelles et leurs savoirs pour cultiver leur raisin en agriculture régénérative. Si cette pratique ancestrale est moins productive, elle pourrait être une clé vers un futur plus vertueux dans les champs.

Les quatre amis possèdent onze hectares de vignes autour du village d’Ammerschwihr. (Pascal Bastien/Libération)

par Marie-Eve Lacasse et photo Pascal Bastien

publié le 4 juin 2023 à 11h05

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Les quatre amis possèdent onze hectares de vignes autour du village d’Ammerschwihr. (Pascal Bastien/Libération)

par Marie-Eve Lacasse et photo Pascal Bastien

publié le 4 juin 2023 à 11h05

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Ils sont jeunes, ils sont quatre, trois garçons et une fille, entre 30 et 40 ans. Ils ont décidé d’ériger l’amitié comme valeur suprême. Fils et fille de viticulteurs, ils ne voulaient rien posséder en leur nom, ni conduire des vignes dans un but uniquement productiviste : «Après tout, les vignes, on ne fait que les emprunter», nous dit Suzy Thomas, la plus jeune du groupe, un matin d’hiver dans son chai à Ammerschwihr (Haut-Rhin). Trouver le nom du domaine, les Funambules, a été une affaire collective : «On cherchait un mot qui soit à la fois féminin et masculin, qui incarne cet équilibre fragile, ces décisions que nous prenons ensemble et qui mènent à protéger avant tout la nature», explique-t-elle. Ce jour-là, son frère Gilles est aux champs avec ses camarades Cyril Heitzmann, vigneron et spécialiste des oiseaux, et Guillaume Schneider, le quatrième de la bande. En cette belle matinée de février, plusieurs amis sont venus les aider pour les travaux de la taille.

Espèces en harmonie

Ces vignes, où ils triment si dur aujourd’hui, étaient leur terrain de jeu lorsqu’ils étaient enfants. Une fois adultes, quand il a été question de reprendre les exploitations familiales, ils ont fait le choix de constituer un groupement agricole d’exploitation en commun afin que leurs terres, leurs outils, mais aussi les revenus et les dépenses se partagen

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par Marie-Eve Lacasse et photo Pascal Bastien

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Ils sont jeunes, ils sont quatre, trois garçons et une fille, entre 30 et 40 ans. Ils ont décidé d’ériger l’amitié comme valeur suprême. Fils et fille de viticulteurs, ils ne voulaient rien posséder en leur nom, ni conduire des vignes dans un but uniquement productiviste : «Après tout, les vignes, on ne fait que les emprunter», nous dit Suzy Thomas, la plus jeune du groupe, un matin d’hiver dans son chai à Ammerschwihr (Haut-Rhin). Trouver le nom du domaine, les Funambules, a été une affaire collective : «On cherchait un mot qui soit à la fois féminin et masculin, qui incarne cet équilibre fragile, ces décisions que nous prenons ensemble et qui mènent à protéger avant tout la nature», explique-t-elle. Ce jour-là, son frère Gilles est aux champs avec ses camarades Cyril Heitzmann, vigneron et spécialiste des oiseaux, et Guillaume Schneider, le quatrième de la bande. En cette belle matinée de février, plusieurs amis sont venus les aider pour les travaux de la taille.

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Ces vignes, où ils triment si dur aujourd’hui, étaient leur terrain de jeu lorsqu’ils étaient enfants. Une fois adultes, quand il a été question de reprendre les exploitations familiales, ils ont fait le choix de constituer un groupement agricole d’exploitation en commun afin que leurs terres, leurs outils, mais aussi les revenus et les dépenses se partagen

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